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Choisir le chemin difficile- Mon parcours de thérapie


J’ai commencé ma thérapie il y a 3 ans quand j’ai eu mon burnout. Ce burnout a mis en lumière mon stress post-traumatique que j’ai eu toujours depuis mon enfance. Comme décrit dans les blogs précédents, en tant qu’enfant je n’étais pas prises en charge : a l’époque, en Hongrie communiste il n’y avait pas de thérapie psychologique ou accompagnement pour les victimes de violence domestique. Et c’était bien dommage aussi pour ma mère qui n’a jamais fait la thérapie depuis…


J’ai choisi le chemin difficile : affronter mes démons pour devenir une meilleure personne et pour avoir la paix intérieure. Les exercices qu’on fait avec ma thérapeute m’aident à faire face à ce stress post-traumatique. J’acquière une plus grande confiance en moi et une meilleure gestion du stress.


Edith Eva Eger, psychologue américaine dit qu`il n’y a pas de guérison sans rage et j'ai eu beaucoup de rage envers mon père, surtout dans mes rêves. Mais je suppose que ça fait déjà partie du processus de guérison. … Par contre j’ai besoin plus d’efforts pour arriver à faire la paix avec le passé…


Concernant la rage, l’année dernière ma thérapeute m’a demandé d’écrire une lettre à mon père. Et c’était plus difficile que j’ai pensé. Je ne voulais jamais rien dire à mon père dans la vraie vie (même si dans mes rêves j’ai toujours hurlé). Je me sentais juste déçu que j’avais un père comme ça, j’étais déçu qu’il est devenu comme ça, et déçu qu’il n’a jamais fait le chemin de thérapie. J’ai écrit ça dans ma lettre, qu’on a lu plusieurs fois.

Cela a intensifié mes cauchemars que j’avais toujours mais après cela je n’ai plus pleuré et hurlé dans mes rêves. Un jour avant Noel quelque chose a changé : dans mon rêve je me retrouvais avec mon père a une table en train de négocier. Toujours avec beaucoup de peur et dégoût mais sans hurler. Je pense que c’était une étape importante. 😌


Maté Gabor, psychologue américain aussi, souligne qu’une maladie nous donne l’opportunité à traiter une transmission involontaire du stress et l’anxiété à des futures générations. Dans mon cas, mon trauma d’enfance a en effet contribué à mon PTSD avec une personnalité perfectionniste.

Même si je ressentais le stress, j'étais toujours incapable de dire non, prenant compulsivement en charge les besoins des autres. Pendant ma thérapie, j'essaye de prendre conscience de cela, ce qui est le premier pas. Aujourd'hui, dire non est encore une chose énorme pour moi, mais au moins je sais qu'il doit y avoir des limites pour préserver mon bien-être.


Concernant le rétablissement de la paix avec le passé -que Eva et Mate décrit, j’ai pensé être prête cette année. J’ai pensé être prête de demander des questions sur mon enfance. C’était pourtant extrêmement difficile et les réponses de la famille ont ramené des émotions douloureuses. Je crois que c’est pourtant cela qui me fait avancer, car savoir plus du son passé peut aider à réduire les peurs et les angoisses.


Le parcours thérapeutique est un ensemble des petits pas que je continue. Car je voudrais devenir maman et je voudrais traiter une transmission involontaire du stress et l’anxiété à la future génération qui était déjà transmise plusieurs fois dans ma famille. Je voudrais mettre fin à ce cercle.

Je suis contente que j’ai choisi ce chemin qui est dur mais me donne l’opportunité d’évoluer. Je vais continuer à progresser dans ma guérison et j’espère que vous faites aussi de progrès dans votre vie.

Bonne année à tous !

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